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La SNCB ou comment préférer la voiture !

Publié le par Wildcat

La SNCB ou comment préférer la voiture !

C'était une fin de journée comme les autres... J'avais juste envie de rentrer chez moi tout simplement...

Je jette un coup d'oeil rapide sur le site de la SNBC. Et oh,...surprise (enfin pas tant que ça), mon train est supprimé. Dans ce genre de situation réfléchir très vite peut vous sauver votre trajet de retour. Il faut surtout éviter de prendre le train suivant qui sera à coup sûr bondé des passagers précédents n'ayant pas eu de train. Je prends mon mal en patience et décide de rester 45 minutes de plus au bureau... oui je l'avoue, une vraie torture. Bref, avant de partir de jette à nouveau un coup d'oeil... train supprimé. Aller je prends le prochain, je m'étonne de rester aussi zen...

La SNCB ou comment préférer la voiture !

Cette fois pas d'annulation, direction la gare. Arrivée sur place, que dire... le réalisateur de 2012 n'aurait pas mieux trouvé comme cadre apocalyptique ! Les panneaux indicateurs sont rouges de retard, c'est la cohue dans le hall, ça se pousse dans les escaliers et ça hurle d'énervement. J'arrive tant bien que mal à me frayer un chemin jusqu'au quai surpeuplé. Yes, mon train est annoncé, yes mon train arrive sur la voix. J'ai à peine posé mon pied sur la marche qu'un contrôleur hurle sur le quai que c'est le train pour Zottegem, mais que mon train va suivre directement après. C'était trop beau. Mais fidèle à la SNCB... Nouvelle attente. Nouvelle annonce, ce n'est plus mon train qui est annoncé mais un train pour Grammont. Bon, là mes cellules grises carburent: que faire ? S'en tenir à ce que le contrôleur a dit ou se fier à l'affichage ? Je monte finalement dans ce train et le reste de la foule suit également. Il faut redoubler d'effort pour se trouver une place assise mais mission accomplie ! Et si ensuite la voie dans le haut parleur vous annonçait que c'est le train pour Braine-L'Alleud, donc pas le vôtre, vous réagiriez comment ? Et oui... limite de la crise de nerfs ! Nous descendons tous du train ulcérés et prêts à empailler le contôleur sur le quai. Je cherche des yeux mon train sur l'affichage... Il n'y est plus ! Apparemment j'ai choisis de rentrer en train fantôme aujourd'hui !

La SNCB ou comment préférer la voiture !

Soudain, j'ai une révélation, je vois qu'il est 17h25... Et je me rappelle qu'il y a un train pour ma gare toutes les heures 25... Je me rappelle également qu'il arrive toujours à la voix 6, je suis sur la voix 2. Donc il va falloir que je remonte vers la bonne voix tout en traversant la foule qui devient de plus en plus dense. Je n'ai rien à perdre, je fonce ! Je monte des escaliers 4 à 4, je slalome entre les attroupements de voyageurs, je saute au-dessus des valises, je pousse (avec délicatesse, je précise) les égarés et les non-pressés. J'y suis, les muscles endoloris, trempée de sueur, le sang aux joues mais peu importe ! Ouf, mon train n'est pas encore là mais il est bien annoncé. Je vais enfin pouvoir quitter Bruxelles. Mais cela aurait été bien trop facile... je vois que finalement mon train est affiché avec 15 min de retard. C'est à cet instant que le mot ZEN prend tout son sens... ou pas.

La SNCB ou comment préférer la voiture !

Donc après 15 minutes d'attente, un train arrive et, exclusivité mondiale, c'est LE bon ! Je n'y croyais vraiment plus. Je reste tout de même alerte au moindre signe. Finalement, le train démarre et le retour se passe sans problème... jusqu'à l'arrivée à la gare où nous avons eu droit à un freinage digne d'un film catastrophe. Les quelques personnes debout immitèrent la chute des dominos lors d'un record du monde. Doucement, les portes s'ouvrent. Bizarre, je ne trouve pas le quai des yeux, pas une lumière ni une indication. Je me rends compte alors que le train s'est arrêté beaucoup trop loin ! Nous devont descendre sur les voix avec un dénivelé entre la marche et le sol d'environ 1mètre ! Enfin si on peut appeler ça un sol, il s'agissait plutôt un moticule de gros gravier comme on trouve le long des voix de chemin de fer... La descente du train fut autant périlleuse qu'acrobatique... Nous étions à 200 mètres des quais. Magré tout j'étais arrivée. La morale dans tout ça: ne jamais perdre espoir malgré les embuches de la SNCB.

Ce qui est regrettable en fin de compte, c'est qu'à une époque où nous ferions mieux de favoriser les transports en commun ceux-ci ne sont en aucun cas adpatés. Il est alors inévitable et logique que la plupart des gens continuent de prendre leur voiture en polluant et congestionnant les routes.

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